
Cet espace est ouvert à tous ceux qui sont intéressés par l'actualité et le devenir des populations de la Commune d'Arrondissement de Grand Yoff.
L'objectif est d'en faire un cadre d'échange et d'information pour le développement du cadre de vie commun qu'est le nôtre.
Vos idées et contributions seront les bienvenues pour nous aider à améliorer cet espace d'échange.
10 Pistes pour penser Grand Yoff
1. Circulation
2. Inondation
3. Urbanisme
4. Développement économique et encadrement
5. Culture et convivialité
6. Sécurité
7. Bien-être
8. Enseignement
9. Grand Yoff, Poumons de Dakar
10.Jeunesse, Sports et Loisirs
En attendant la suite :
Ces quelques propositions ne constituent pas un programme figé. Elles sont symboliques de notre état d'esprit au seuil de la campagne électorale. Elles indiquent une direction et reflètent nos préoccupations. Elles seront discutées, modifiées et approfondies au fil des rencontres et des débats.
Arafat est né en 1973. Il compte une population estimée à environ 15 000 abitants répartis dans 1.878 concessions. La superficie est estimée à 148 hectares. Comme tous les quartiers de Grand Yoff, Arafat était à ses débuts une zone spontanée, occupée irrégulièrement par des familles déguerpies du Centre-Ville de Dakar.
La population est diverse et est composée de ressortissants venus de toutes les régions du Sénégal et même des pays limitrophes comme la Guinée Bissau.
Toutes les ethnies du Sénégal s’y côtoient. On y retrouve les wolofs, diolas, sérères, puulars, manjacques, bambaras, soninké, maures….
On y trouve également toutes les couches sociales et catégories socio-professionnelles du pays : artistes, peintres, ouvriers, bana-bana, fonctionnaires, maraîchers, artisans….
Vu sa position géographique le site du quartier Arafat a fait l’objet d’une spéculation foncière qui s’est amplifiée entre 1980 et 1985 avec la réalisation de l’actuel stade Léopold Sédar SENGHOR.
Il a fallu que les pouvoirs publics freinent l’évolution rapide de ces occupations irrégulières et extensions par une vaste opération de démolition.
De la part d’une demande de régularisation foncière et de lotissement du quartier
adressée au Président de la République par l’Association des délégués des sous quartiers, est né en 1990 le projet de restructuration.
Ce projet ficelé par les Allemands de la G.T.Z., le Ministre de l’Urbanisme et le G.I.E. de bénéficiaires a connu à ses débuts une vitesse d’exécution qui s’est manifestée par le recensement des
propriétaires de maisons, l’établissement d’un fichier, le numérotage de 496 parcelles et l’élaboration du plan de restructuration. Cet élan d’exécution s’est vite estompé en 1992. Il semble que
les causes de cet arrêt brusque relève d’une difficulté de réunir les participations financières locales mais également le surgissement d’autres problèmes fonciers à
régulariser.
Et parmi ces problèmes fonciers, on peut en outre citer des occupations de quelques titres fonciers privés par certains membres du G.I.E. des bénéficiaires. Ces derniers étant battus lors des procès judiciaires les opposant à des propriétaires lébous sont tenus de verser les remboursements au tribunal.
Il y a également d’ancien propriétaires de maisons qui ont été remboursés pour être recasés ailleurs et qui se sont rétablis sur la bande de terre qui jouxte la rocade reliant Liberté VI au pont échangeur. Cette bande de terre aujourd’hui est dénommée la " Bande d’Aouzou "
Un conflit ouvert a d'ailleurs opposé les habitants de cette bande de terre au reste des populations des sous quartiers d’Arafat qui se sont constitués en G.I.E. de propriétaires de maisons. Les uns accusant les autres d’une convoitise illégale des terrains de la bande, les autres de non-propriétaires, de marginaux par rapport à la législation foncière de la zone et par conséquent des non habitants dudit quartier.
Ce que nous entrevoyons comme motivation de l’Association des Imams et Délégués de Quartiers ou sous quartiers à écrire et solliciter auprès du Président de la République est un projet de restructuration du quartier, de bénéficier d’une situation foncière régulière, des infrastructures de tout ordre en particulier d’assainissement du cadre de vie.
Il faut par ailleurs souligner que le système d’assainissement qui existe à
Arafat est inadéquat c’est à dire qu’il est loin d’être capable de résoudre les problèmes d’insalubrité du milieu.
Pour ce qui concerne l’assainissement des eaux usées et pluviales, il n’existe à Arafat que la traversée de quelques collecteurs pour desservir les H.L.M Grand Yoff, les cités Hamo et Keur
Khadim. De ces collecteurs sont récemment parties quelques ramifications d’égout de diamètre inférieur qui passent au niveau de certaines artères du réseau et connaît très souvent des
dysfonctionnements qui se manifeste par la présence de bourbiers autour de quelques regardes.
Ces situations, nous les imputons à l’existence de branchements clandestins, d’insuffisance du nombre de branchements adéquats et des quantités d’eau courante pour une évacuation normale des
affluents. Il n’y a q’un puisard collectif payant à Arafat. Il est construit et raccordé à l’égout par la Commune de Dakar.
La personne chargée de son entretien est rémunérée à partir des recettes réalisées. Les frais d’entretien sont également imputés des recettes. La rue est le principal lieu de déversement des eaux
usées. Elle est également l’endroit de transvasement de nombreuses fosses septiques qui ont atteint leur charge de rupture, parce que le service de vidange est cher et que parallèlement les
revenus familiaux sont faibles.
Le tableau du réseau de collecte et d’évacuation des ordures ménagères n’est pas aussi fameux. Ce réseau est composé de quelques poubelles devant les maisons et des bacs à ordures bleus (en nombre insuffisant). Ces derniers sont déposés le long de la VDN qui mène à l’échangeur du Stade Léopold Sédar SENGHOR et la route qui passe près du nouveau marché. Les camions ramasseurs ne passent que sur ces routes.
Les besoins des populations sont énormes : manque d'infrastrucutures sanitaires, scolaires, de terrains de sport. Mais ces besoins ne sont pas matérialisables puisqu'il n'y a plus de place pour accueillir les constructions.
Cependant, les populations ont besoin de l’amélioration de leur cadre de vie, dimunition du chômage, assainissement.
Arafat est un quartier de l’actuelle Commune d’Arrondissement de Grand Yoff, laquelle est située à la périphérie immédiate de Dakar et dans l’axe de croissance de la ville.
Le quartier Arafat est limité :
Arafat est divisé en sous quartiers qui sont :
Sur le plan sanitaire, on note l’influence de la pauvreté des familles,
l’insalubrité de l’environnement, l’analphabétisme plus accentué chez les femmes, la prévalence des maladies et le taux élevé de la malnutrition.
Pour améliorer et remédier à cette situation, la commission de lutte contre la malnutrition à porté son choix sur 3 quartiers du Sénégal dont Arafat pour expirer et piloter le Projet de Nutrition
Communautaire en 1994. Lequel projet a apporté des résultats encourageant qui se traduisent par un recul significatif à de la malnutrition et par ailleurs, d’autres projets de contribution à la
réduction du chômage des jeunes par la création d’emplois, l’éduction en eau potable, l’assainissement du cadre de vie… sont enregistrés dans les quartiers des villes ciblées et la naissance de
l’Association Jumbët Suuxët Ngir Elëg.
Par ailleurs, on y trouve une seule pharmacie dénommée Pharmacie Arafat qui fonctionne de 8h à 00h. Ses jours fériés sont la Tabaski et la Korité.
Arafat regorge de nombreuses organisations sociales de types :
Toutes ces organisations de producteurs locaux rencontrent souvent des
difficultés pour écouler leurs produits aussi bien au niveau des deux plus proches marchés qu’ailleurs.
A Arafat, les revenus familiaux sont faibles, la dévaluation du franc CFA a appauvri d’avantage le panier de la ménagère.
Le chômage des jeunes a atteint un niveau impressionnant à côté de la retraite des aînés sociaux.
Les problèmes d’éducation des jeunes enfants se posent avec acuité d’où l’existence de marginaux en situation difficile. Tous les éducateurs, chefs de famille, religieux, enseignants, juges,
chefs de brigade de police et de gendarmerie se sont accordés sur la recrudescence de la délinquance juvénile et de la croissance du taux mensuel de criminalité dans les quartiers périphériques
de Dakar.
Une succursale de la société SAMMA appartient à Cheikhna WATT.
Ces G.I.E sont des prestataires de services allant de la pesée, aux causeries, entretien individuel, de visites à domicile, des références de supplémentation alimentaires, garderie d’enfants, participation à la vaccination et à l’assainissement.
En dehors de ces G.I.E, il existe d’autres groupements comme :
Sur le plan culturel, on peut aisément constater la diversité ethnique de la population d’Arafat qui se manifeste par le fait que chaque groupe de ressortissants est l’ambassadeur de la culture de son terroir à Dakar.
Les valeurs culturelles de chaque groupe ethnique transparaissent à travers les activités menées quotidiennement et les produits ou œuvres réalisés.
PRESENTATION DE L’A.S.C.
Crée en 1987, l’Association Sportive et Culturelle de Arafat regroupe tous les sous quartiers de Arafat. Elle est gérée par un bureau composée de :
L’Association Sportive et Culturelle Arafat évolue sous le couleurs noir et blanc. Son logo se définit par l’attitude de ses supporters mobilisés autour d’un comité très dynamique Jubbo - Jubël - Jëm Kanam.
Son siège est à Arafat Thiossane. Seule la discipline du foot ball y est développée, les autres font l’objet d’analyses profondes pour trouver une solution.
L’ASC Arafat tire ses ressources des subventions communales, des organisations lucratives, de la vente des cartes de membres, de la participation des membres du bureau, des quote - parts des dons et legs. Elle à son 5ème Président Pierre SARR qui vient de voir son mandat renouvelé pour la période des navétanes 2000.
L’A.S.C. Arafat présente aussi un palmarès globalement positif auquel palmarès ne manque que la coupe car dès sa deuxième année d’existence, l’équipe s’est qualifiée en finale et les deux autres années suivantes, elle fut demi - finaliste et de 1990 en 1998, c’est à dire pendant 7 ans d’affilés, l’équipe a toujours été quart de finaliste et son année noire a été celle de 1999 où elle n’est même pas sortie du premier tour.
Elle parvient à etre couronnée en 2003 face à l'ASC Darourahmane.
L’équipe cadette celle aussi à montrer sa capacité à jour en 90 comme finaliste et en 97 comme demi - finaliste. Le seul titre conquis par l’A.S.C. est celui du tournoi des 4 grands en 88 - 89
A Arafat, la religion dominante est la religion musulmane (85% de la population). On trouve également des catholiques (10%) et des animistes (5%).
On y retrouve 8 mosquées dont 3 pour abriter la prière du vendredi. Il s’agit de la grande mosquée de Ahmet SY, la première du quartier qui abrite la prière du vendredi depuis 1996 et ensuite relayée par deux autres grandes mosquée : celle de Imam Thierno DIALLO et Imam Fallou SYLLA (toutes les deux datent de 1999).
Les cinq autres mosquées sont dirigées par les Imams : Seydi GAYE, Omar KA, Madieumbe SOCK, Mamadou SECK et Souleymane BA.
Toutes ces mosquées ont démarré dans une situation presque pareille car étant toutes au début faites en baraque, elles sont maintenant en brique et inachevées. Seule celle de Thierno DIALLO est complètement achevée.
Tous les imams se retrouvent dans un comité et les oustazes relayent les informations au niveau des fidèles durant les sermons du vendredi.
Les mosquées sont bien réparties dans le quartier car à chaque coin, il y a une mosquée et un regroupement au milieu.
Elles sont de taille moyenne et tirent leurs ressources de la cotisation des charités.
Il n'existe à Arafat qu’une seule église protestante.